La langue qui nous habite...

La langue qui nous habite...
La langue qui nous habite...calligraphie encres de chine et gouache de Odile Pierron

mercredi 5 mars 2014

Atelier d'écriture du 21 février 2014

Peur de la nuit
peur de la pluie
peur de la folie
peur de la vie
peur de mes envies
jalouse de la douce Romane

peur du cancer
peur de la guerre
peur de mon père
peur de la misère
peur d'hier
jalouse de la fine ludivine

peur des blattes
peur des psychopathes
peur d'Agathe
peur des mille-pattes
peur des pépins de tomates
jalouse de la jolie Fleur
Claire

lundi 10 février 2014

Atelier d'écriture du 7 février 2013

 Attendre ! Attendre ! Comme j'aime attendre !
Une minute de retard, ce n'est rien.
Dix minutes de retard, encore moins.
L'heure du rendez-vous était pourtant clairement fixée.
Un quart d'heure de retard, cela devient intéressant. Elle me teste !
Dès que l'on dépasse la demi-heure d'attente, je rentre en transe.
Quand arrive une heure d'attente, je suis aux anges !
Debout.
Sous la pluie.
Le bouquet tenu très bas au bout de mon bras pointé vers le sol.
 Juan-Carlos


C'est bien, c'est très bien, l'attente. Nous pouvons imaginer ce qui va nous arriver; alors, nous pouvons être déçu, soulagé, surpris, content, admiratif, car l'attente nous met devant des choix de sentiments. Cela peut être aussi long, trop court, ennuyeux. Des gens aiment attendre, d'autres non. En fait j'aime attendre même si je suis hypocrite !
Alexis


Non. Décidément non. C'est au-delà de mes capacités. Attendre au restaurant, c'est déjà la limite. Mais tant qu'à faire, attendre la lettre de licenciement ? Je ne suis pas non plus à l'affût des factures qui arrivent par le courrier. Attendre le dimanche ? Attendre que passe son feuilleton préféré ? Attendre de revoir l'homme qu'on aime ? Attendre que tout le monde soit servi à table, pour commencer à manger ? Exaspérant ! Et attendre que les cheveux coupés repoussent ? Attendre que la pub avant un film soit terminée ? Attendre le bus sous un crachin déprimant ? Et attendre la fin d'un traitement médical ? ... bref, sans que cela tourne au catalogue, je ne vois aucune attente qui mériterait un éloge .
Claire



J'ai une onde qui ne m'appartient pas,
j'ai un ami qui me suit partout, même la nuit,
j'ai un paire de chaussures qui me fait grandir,
J'ai un sac à dos qui peut contenir toutes mes affaires,
j'ai un livre de maths qui résout toutes mes opérations.
Joachim



lundi 3 février 2014

Atelier d'écriture du 31 janvier 2014

Certains jours on ne se douterait de rien... mais le plus souvent sa
nature apparait dans toute sa splendeur. Autant l'illustrer par le récit
du début d'une journée type. Dès que le réveil a sonné elle n'attend pas
trente secondes pour assener à tous, d'un ton qui ne souffre aucune
contestation : "Ho ? vous avez entendu, là ? le réveil a sonné".
L'impasse est faite sur le bonjour ou la tendresse d'une bise ou d'une
caresse. Capable d'une organisation militaire, le petit déjeuner et les
vêtements du jour sont méthodiquement préparés dès la veille au soir. Là
encore, les questions ou les possibilités de changement, ou d'imprévu,
sont inenvisageables. Le sourire, le fou-rire, l'encouragement, l'excuse
ou la fantaisie sont absents de toutes ses attitudes, ont déserté tout
son être. Tout son petit monde est mis au pas, au garde-à-vous. Certes,
on pourrait dire que son travail, sa vie de famille et ses loisirs
bénéficient d'une efficacité sans faille. Mais dans toutes ses
relations, c'est le même constat : sécheresse, amertume, critique,
raideur d'esprit. même son rire semble feint ou artificiel.Que de fois
l'envie m'a prise d'arracher ce masque, d'attendrir ce coeur flétri par
le manque d'amour.

c'est un curieux assemblage de personnages vrais, dont celui d'une
professeur de collège que j'ai eu pendant deux ans, qui m'a inspiré ce
portrait psychologique de la mégère acâriatre ...
Claire


Il se lève tard, fait traîner ses baskets, il mange n'importe nawaq. Il a trois centres d'intérêt : les filles - mais avec son acné juvénile, ça va pas être facile -, les motos - mais c'est cher, donc il roule à pied -, heureusement reste l'informatique ; il fera hacker, developpeur de virus pour prouver que lui, il touche en informatique. Sur internet, il prend des pseudo ronflants pour se donner une contenance, jaloux de ses connaissances, il méprise ceux qui n'en n'ont pas.
Mo



Tout en lui transpire l'économie, Il l'a poussée jusqu'au vice.
Il fume les cigarettes jusqu'au filtre, sans en perdre un seul brin.
Les expressions de son visage révèlent le fond de son être car même les sourires sont comptés.
A croire qu'il considère cela comme une dépense.
Justement, il en a des poches pleines, situées de manière disgracieuse sous les yeux...
Pour aider les amis, il ne se dépense pas sans compter.
Par contre, pour faire grise mine, ça oui il le fait avec excès.
Aussi, il est seul.
 Juan-Carlos

mercredi 25 décembre 2013

Atelier d'écriture du 20 décembre 2013

Cet appart me coûte un bras. Dans ce cas comment pourrai-je le payer (sans bras). Puis-je demander au banquier un délai, ou un troc ? Du genre "ça me coute les yeux de la tête". Je la connais déjà sa réponse : "Ne croyez pas que je suis né de la dernière pluie.... 300000 euros, ce n'est quand même pas la mort du petit cheval. Vous coupez les cheveux en quatre, pendant que d'autres font la manche, n'ont pour se nourrir tout juste de quoi remplir une dent creuse, alors qu'il pleut des cordes ou qu'il fait un froid de canard". Ces sages paroles m'en bouchent un coin.
Claire




Dialogue avec son masque
Je parviens à grand peine à retirer une substance collante et gélatineuse de ma figure. La matière est tenace. Je me fais penser à Fantomas, vous vous souvenez de ce film où ce personnage portait le masque représentant le visage de ses prochaines victimes. L'opération est un peu difficile alors je décide d'attraper la paire de ciseaux de l'armoire à pharmacie. Un premier couic, j'entends un cri ! Les bouts de masque que je tiens dans ma main s'animent et prennent la parole, en me regardant avec des yeux furieux.
- T'allais pas faire ça !! non, dis moi que t'allais pas faire ça !!
Moi, gênée :
-ben ... pour être franche... il y a des jours où tu es lourd à porter .
- lourd ??!! c'est une plaisanterie ? quelle ingratitude... quand je pense que c'est moi qui te permets de sauver la face ! ta face !
- tiens, et si justement on en parlais ? sauver quoi exactement ?
- les apparences. Dans ce monde c'est ce qui apparait qui est le plus important. Grâce à moi, tu as une vie devant le masque, et tu profites d'une vie derrière ce masque.
- Tu as gagné... Passe moi l'agrafeuse, que je ré-assemble tout ça.
- enfin. Tu reviens à des propos plus sages. Au fait, je compte sur toi pour un passage chez le chirurgien esthétique, pour que les effets dévastateurs des ciseaux disparaissent à tout jamais !
Claire


Bus : on ne sait jamais s'il est en avance ou en retard
train : voir bus, mais horaires mieux suivis
gauche : désigne le côté du coeur, à 'opposé de droite, voir droite
droite : désigne le coé du foie, à l'opposé de gauche, voir gauche
haut : désigne ce qui n'est ni à gauche, ni à droite, ni en bas, voir bas
bas : contraire de haut, voir bas
dictionnaire : système de mots auto-référents
mot : dans le dictionnaire ou pas
windows : si c'était un système d'exploitation, ça de saurait !
Mo

mardi 17 décembre 2013

Atelier d'écriture du 13 décembre 2013


-Je me souviens du képi des policiers qui faisaient la circulation,gantés de blanc aux carrefours des artères.
-Je me souviens d'un certain jacques Kessler qui qui faisait la météo sur France Inter juste après les poulets fermiers du Gers .
-Je me souviens des petits berlingots de lait concentré Neslé.
-Je me souviens de Belle des Champs qui ne voulait pas donner de son fromage .
-Je me souviens de la mort du président Pompidou ,il y avait une journée de deuil national on avait pas eu école .
-Je me souviens des parties de packman dans le café près du lycée .
-Je me souviens de Giscard qui allait déjeuner chez les français ,j 'espérais qu'il viendrait dans notre salle à manger .
-Je me souviens de l 'album de TINTIN " Le trésor de la licorne "je l 'aimais tellement que j 'avais découper la cabine de Tintin sur le Chalutier Sirius ...j 'avais 5 ans .
-Je me souviens de l 'apparition de la Chanteuse Lio et de son premier tube ....
-Je me souviens de ces chansons de joe Dassin  censurée à la maison ,car trop subversives 
-Je me souviens du bruit des 45 tours qui tombait dans les jukebox .
-Je me souviens des verres de Banga et de l 'infame Tang en poudre.
Christophe



L'augmentation subite et violente du bruissement des feuilles des peupliers me surprit.
C'était comme si l'on venait d'ouvrir une fenêtre, créant un courant d'air géant à claquer les portes.
Maintenant, je distinguais à peine les voix des enfants jouant au ballon sur l'esplanade.
Une feuille sèche se posa sur ma tête.

Au bout d'une minute, le souffle s'apaisa.
J'entendis à nouveau le chant des oiseaux et les camions passant sur l'autoroute à quelques kilomètres de là.
Juan-Carlos


mardi 10 décembre 2013

Atelier d'écriture du 6 décembre 2013

Elle me dit : "Oh, ce n'est pas la mer à boire ..."
C'est vrai. Mais bon, j'avais plutôt imaginé les fêtes de Noël en tête à tête.
Après une coupe de Champagne et quelques petits fours, une délicieuse dinde aux marrons accompagnée d'un Saint-Emilion.
Agréable repas au cours duquel nous aurions pu dialoguer et discuter des prochaines vacances.
Non. Ce n'est pas la mer à boire. Mais c'est quand même la belle-mère à avaler...
Juan Carlos

lundi 2 décembre 2013

Atelier d'écriture du 28 novembre 2013

"Qui êtes vous" dit la première, (en anglais)
"Je ne parle pas votre langue. A mon époque, votre langage n'existait pas encore"
"Désolée.... J'admirais simplement votre tenue. J'aurais aimé être immortalisée de la sorte, avec ce vêtement"
"Oh, je suis une vieille dame frileuse à présent ! Certes, être dans un marbre blanc procure quelques avantages en été. Mais le drap me recouvre à peine, en plein hiver !"
"Oh my God ! J'ai du mal à me retourner pour vous voir mais je réalise ... qu'avez vous fait de vos bras ?"
"Oh, c'est une vieille histoire.... Non mais sans blague ? Vous ne me reconnaissez pas ?"
"Je vous demande pardon une nouvelle fois. A ce qu'il parait, mon pays n'est pas réputé pour la culture de ses concitoyens ! Soyez indulgente et mettez moi sur la piste ."
"Je me nomme Venus. Je porte le nom  d'une divinité et d'une planète, nom qui a ensuite symbolisé toutes les femmes. Toujours. ... La Vénus de Milo".
"Ah... sommes nous sensées être en concurrence alors ?... mais j'oubliais : je me nomme Norma Jean. Mais je suis moi aussi devenue une icône sur un continent puis aux yeux de la planète toute entière. Alors on m'a nommée Marilyn. Je crois que toutes les femmes ont un jour rêvé de me ressembler".
"Dans le fond, est-ce qu'on ne se ressemble pas vous et moi ? Regardez !! les plis de nos robes , la finesse du tissu, la générosité de nos formes".
"Quel âge avez vous ?"
"Plus de 2000 ans. Mais je vous donne un secret, petite : le marbre se conserve très bien !"
"Oh ... je n'ai été immortalisée qu'au musée Grévin et à Mme Tussaud's.
"La pierre présente bien plus de garanties, jeune fille".
Claire


Que je raconte une de mes manies ?
Eh bien c'est simple, je n'en ai pas. Désolé. Vous allez être déçus et vous allez me dire que j'ai la grosse tête, que je dois me croire parfait.
Voyez. C'est simple. Tous les soirs, je passe en revue mes actes de la journée. Un à un. Depuis le nmoment où je mets mon pied gauche par terre quand je me lève, jusqu'au coucher, lorsque je vérifie que la montre, le radio réveil et le téléphone portable affichent la même heure.
Une miette de trop sur la table ? Un pli sur ma chemise ? Je m'en fiche !!
Non. Je n'ai pas de manies. Je vérifie celà tous les soirs.
Juan Carlos