Avec beaucoup de précautions, soucieux de ne pas faire le moindre
bruit, je m'avançai sur la terrasse sur la pointe des pieds, le vieux
fusil Winchester qui me vient de mon grand-père serré entre les mains.
Une silhouette sombre se déplaça dans les fourrés sur ma droite.
Redoutant une nouvelle incursion d'un sanglier, je fis feu au jugé.
Un miaulement terrible se fit entendre. Il s'agissait malheureusement
du chat noir de ma voisine qui voulait traverser mon jardin pour y
chasser les souris.
Une crise cardiaque abrégea l'existence de cette dame de 95 ans.
Juan
Je lui voue ma plus grande haine Ce fichu bestiau n'a plus intérêt à
se ramener dans le coin. J'ai repéré son point de passage sous la
haie. Cette nuit, cette saleté va se glisser sans le savoir dans un
tuyau piégé, équipé d'une trappe. J'ai confectionné cette petite ruse
ignoble, tirée de mon plus pur génie. Une fois piégé, j'y mettrai le
feu. Non mais ... chez moi c'est chez moi !
Claire
Le chat mâle de couleur noire d'une masse de 5 kgs traverse le jarin sur 5 mètre 45 à la vitesse de 20kms/h, en prenant un cap 270, grâce à ses oreilles capables e capter des ultrasons jusqu'à une fréquence de 30 khz. Ayant repéré une souris, il engage un virage serré sur sa gauche pour prendre un cap 180 ; en une seconde, sa vitesse atteint une vitesse de 12 m/s. L'objectif est atteint, 500 ms plus tard, la proie est neutralisée.
Mo
Qui de nous n'a pas eu envie, un jour, de porter par écrit ses réflexions, émotions, connaissances, souvenirs ? Ecrire est l'activité la plus populaire qui soit et pourtant nombreux sont ceux qui reculent, confrontés au doute, au besoin de méthode, à la panne, à la solitude... "Le poète n'attend pas que l'inspiration lui tombe du ciel comme des ortolans rôtis" disait Queneau nous invitant donc à faire le premier pas en sa direction, dans une démarche confiante et active.
La langue qui nous habite...
La langue qui nous habite...calligraphie encres de chine et gouache de Odile Pierron
mardi 29 octobre 2013
mardi 22 octobre 2013
Atelier d'écriture du 18 Octobre 2013
-Moi , je suis au-dessus de moi.
- pourrais tu me donner une définition de la modestie s'il te plait ?
- je crois que tu n'as rien "capté"... je suis allé me promener dans la forêt.
- t'as bu ?... t'es allé cueillir des champignons ? des champignons
hallucinogènes ?...
- tout de suite les grands mots. Aucun sport ne valait cet exercice assommant.
- Allez, sors moi un efferalgant de la trousse à pharmacie. Tu vas me
faire pleurer !
- La forêt, les feuilles d'automne emportées par le vent. J'ai trouvé
une fontaine.
- La fontaine se trouve deux rues plus loin. De quoi me parles-tu ?
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
- Je vais où je veux. Le jour comme l nuit. Tu ne peux pas me voir. Tu
ne pourras jamais me suivre. Je ne veux pas que tu t'emportes contre
moi de la sorte.
- J'ai tenté de t'attraper.... c'était peine perdue. Ma main était
profondément blessée. Et toi insaisissable...
- Moi je suis au-dessus de moi... on ne peut jamais emprisonner le vent.
Claire
- pourrais tu me donner une définition de la modestie s'il te plait ?
- je crois que tu n'as rien "capté"... je suis allé me promener dans la forêt.
- t'as bu ?... t'es allé cueillir des champignons ? des champignons
hallucinogènes ?...
- tout de suite les grands mots. Aucun sport ne valait cet exercice assommant.
- Allez, sors moi un efferalgant de la trousse à pharmacie. Tu vas me
faire pleurer !
- La forêt, les feuilles d'automne emportées par le vent. J'ai trouvé
une fontaine.
- La fontaine se trouve deux rues plus loin. De quoi me parles-tu ?
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
- Je vais où je veux. Le jour comme l nuit. Tu ne peux pas me voir. Tu
ne pourras jamais me suivre. Je ne veux pas que tu t'emportes contre
moi de la sorte.
- J'ai tenté de t'attraper.... c'était peine perdue. Ma main était
profondément blessée. Et toi insaisissable...
- Moi je suis au-dessus de moi... on ne peut jamais emprisonner le vent.
Claire
dimanche 6 octobre 2013
Atelier d'écriture du 4 octobre 2013
Echangerais savoir livresque contre connaissance vécue.
Echangerais XXIème siècle technologique contre âge d'or pacifique
Chercje monocle pour mon cyclope
A vendre, lunettes en bois pour lendemains de fête
A vendre ascenseur social en panne, prix à débattre.
Mo
Echangerais XXIème siècle technologique contre âge d'or pacifique
Chercje monocle pour mon cyclope
A vendre, lunettes en bois pour lendemains de fête
A vendre ascenseur social en panne, prix à débattre.
Mo
jeudi 3 octobre 2013
Atelier d'écriture du 30 septembre 2013
"Premier baiser"
C'était un beau jour de printemps, alors que j'étais encore
adolescent. Tous mes sens en éveil, je fus comme magnétiquement attiré
par la beauté rayonnante d'une jeune fille tronant au beau milieu du
parc où je me promenais. Mû par une impulsion subite, emporté par la
fougue de la jeunesse, je me suspendis au cou de la beauté, et mes
lèvres déposèrent un fougueux baiser sur sa joue. Mon enthousiasme fut
aussitôt douché par le froid contact de la pierre. La statue, figée dans
sa marmoréenne immobilité, n'avait pas même vacillé, et un étrange
sentiment de désarroi et d'inutilité m'envahit face à cette inhumaine
beauté.
Louis
mercredi 25 septembre 2013
Atelier d'écriture du 23 septembre 2013
J'ai été une plume qui sous l'appel du vent est passée d'étang en étang et s'en est allée loin devant, bon vent !
J'ai été un oiseau qui dès le matin sifflant un chant mélodieux enchantait le soir tout l'auditoire, bonsoir !
J'ai été une fleur qui embaumait si fort que le soir venant tout le monde se pâmait à son encens, bon sens !
Puis j'ai été moi et là...tout est encore à faire, quelle galère !
Dominique
J'ai été un oiseau qui dès le matin sifflant un chant mélodieux enchantait le soir tout l'auditoire, bonsoir !
J'ai été une fleur qui embaumait si fort que le soir venant tout le monde se pâmait à son encens, bon sens !
Puis j'ai été moi et là...tout est encore à faire, quelle galère !
Dominique
mercredi 18 septembre 2013
Atelier d'écriture du 16 septembre 2013
Je ne vais pas revenir
tu m'as déçue
Ecoute encore
tu ne me feras plus souffrir
je l'ai voulu
Ecoute encore
je veux te punir
c'est tout vu
Ecoute encore
il veut nous unir
c'est foutu
Ecoute encore
ma complainte désolée
Ecoute encore
mon cri affolé
Ecoute encore
Ecoute encore
Ecoute encore
ça suffit je t'adore
Cecile
Ecoute encore
l'eau qui ruisselle
Ecoute encore
le vent t'interpelle
Ecoute encore
ce cri d'enfant
Ecoute encore
quand je te dis je t'attends
Ecoute encore
plus de bruit
Ecoute encore
je suis partie
Dominique
la clé tourne dans l'épais cadenas, et moi, je suis encore là ! Blotti, tapi derrière une pile de vieux livres. Ce lieu, que je dis-je !, ce sanctuaire est mien pour cette nuit, autant dire que j'ai du pain sur la planche... Je veux parler bien entendu de la plus grande bibliothèque à ma connaissance dans laquelle j'ai réussi à me dissimuler. J'entends déjà le murmure de ces auteurs figés à l'encre sur le papier qui m'appellent de leurs voix lointaines à les rejoindre dans ce monde merveilleux.
Tant de lyrisme qui s'offre à moi, je n'en reviens toujours pas Cette nuit ne me suffira pas à apprécier ce que vous avez à m'offrir mais j'en bien peur, l'éternité serait dans le même cas.
Ces pensées envoûtantes m'ont enivré la cervelle qui déjà a commencé à voguer et à vagabonder à travers les âges et les cultures. Me sentant comme un Christophe Colomb découvrant l'Amérique ou bien, Einstein, l'atome, je sens ma passion grandir à mesure que le temps passe.
Corto
tu m'as déçue
Ecoute encore
tu ne me feras plus souffrir
je l'ai voulu
Ecoute encore
je veux te punir
c'est tout vu
Ecoute encore
il veut nous unir
c'est foutu
Ecoute encore
ma complainte désolée
Ecoute encore
mon cri affolé
Ecoute encore
Ecoute encore
Ecoute encore
ça suffit je t'adore
Cecile
Ecoute encore
l'eau qui ruisselle
Ecoute encore
le vent t'interpelle
Ecoute encore
ce cri d'enfant
Ecoute encore
quand je te dis je t'attends
Ecoute encore
plus de bruit
Ecoute encore
je suis partie
Dominique
la clé tourne dans l'épais cadenas, et moi, je suis encore là ! Blotti, tapi derrière une pile de vieux livres. Ce lieu, que je dis-je !, ce sanctuaire est mien pour cette nuit, autant dire que j'ai du pain sur la planche... Je veux parler bien entendu de la plus grande bibliothèque à ma connaissance dans laquelle j'ai réussi à me dissimuler. J'entends déjà le murmure de ces auteurs figés à l'encre sur le papier qui m'appellent de leurs voix lointaines à les rejoindre dans ce monde merveilleux.
Tant de lyrisme qui s'offre à moi, je n'en reviens toujours pas Cette nuit ne me suffira pas à apprécier ce que vous avez à m'offrir mais j'en bien peur, l'éternité serait dans le même cas.
Ces pensées envoûtantes m'ont enivré la cervelle qui déjà a commencé à voguer et à vagabonder à travers les âges et les cultures. Me sentant comme un Christophe Colomb découvrant l'Amérique ou bien, Einstein, l'atome, je sens ma passion grandir à mesure que le temps passe.
Corto
dimanche 15 septembre 2013
Atelier d'écriture du 13 septembre 2013
Pourquoi la nuit tombe-t-elle ? parce que j'aime les mots.
Première chose...
Pourquoi joue-t-on ? parce que l'huile diminue les frottements ! ...Donc voici nos productions, une rentrée dynamique, de l'huile dans les rouages !
Quelle a été la rencontre capitale de votre vie ?
Je dirais plutôt une de mes rencontres les plus capitales de ma Vie !
Elle est d'ailleurs significative du passage à l'âge adulte de tout
citoyen de ce pays. Elle s'est produite lorsque j'ai eu 18 ans. Oh,
certains d'entre vous vont d'emblée s'imaginer qu'il était beau, qu'il
avait 20 ans, et d'autres mièvreries du genre "il sentait bon le sable
chaud"...
Erreur grave.
En fait ma rencontre capitale d' l'époque s'est faite avec la Sécu...une
institution des années 80 qu'on pratique peu à cet âge là. On ignore
tout de son immensité , de son inertie, de son absurdité, de l'ineptie
de ses formulaires, des heures à attendre dans la mauvaise file, du
numéro à 50 chiffres jamais retenu... J'ai découvert l'hygiaphone, cette
espèce d'ouverture du guichet en forme de meurtrière horizontale, situé
au bas d'une immense fenêtre vitrée , une sorte d'aquarium dans lequel
les employés s'entassaient...
Rencontre capitale ? Pas vraiment. Depuis, j'ai divorcé d'avec la Sécu.
Et je n'ai jamais regretté d'être à l'origine de la rupture.
Claire
Dans la catégorie "liste", listez tous les mercis qui vous viennent à l'esprit :
Merci à tous ceux qui m'ont aidé, qui m'ont soigné, qui m'ont
encouragé. Sans eux que serai-je devenu au milieu de la tristesse et du
désespoir ?
Merci à ma famille et à tous ceux que je n'ai pas cités
Joachim
Merci aux journaux pleins de mauvaises nouvelles,
merci aux télés et radios débiles,
merci aux discours politiques manichéens,
ils m'ont fait comprendre que cela n'empêche pas le bonheur !
Maurice
Une odeur de menthe très puissante viendrait assaillir mes narines.
Un bruissement de feuilles, constant, assourdirait mes oreilles.
Autour de moi, je ne verrais que racines, branches, lianes à l'assaut des constructions humaines.
Et en levant les yeux, je m'apercevrais que même la lune serait devenue verte.
Juan-Carlos
Première chose...
Pourquoi joue-t-on ? parce que l'huile diminue les frottements ! ...Donc voici nos productions, une rentrée dynamique, de l'huile dans les rouages !
Quelle a été la rencontre capitale de votre vie ?
Je dirais plutôt une de mes rencontres les plus capitales de ma Vie !
Elle est d'ailleurs significative du passage à l'âge adulte de tout
citoyen de ce pays. Elle s'est produite lorsque j'ai eu 18 ans. Oh,
certains d'entre vous vont d'emblée s'imaginer qu'il était beau, qu'il
avait 20 ans, et d'autres mièvreries du genre "il sentait bon le sable
chaud"...
Erreur grave.
En fait ma rencontre capitale d' l'époque s'est faite avec la Sécu...une
institution des années 80 qu'on pratique peu à cet âge là. On ignore
tout de son immensité , de son inertie, de son absurdité, de l'ineptie
de ses formulaires, des heures à attendre dans la mauvaise file, du
numéro à 50 chiffres jamais retenu... J'ai découvert l'hygiaphone, cette
espèce d'ouverture du guichet en forme de meurtrière horizontale, situé
au bas d'une immense fenêtre vitrée , une sorte d'aquarium dans lequel
les employés s'entassaient...
Rencontre capitale ? Pas vraiment. Depuis, j'ai divorcé d'avec la Sécu.
Et je n'ai jamais regretté d'être à l'origine de la rupture.
Claire
Dans la catégorie "liste", listez tous les mercis qui vous viennent à l'esprit :
Merci à tous ceux qui m'ont aidé, qui m'ont soigné, qui m'ont
encouragé. Sans eux que serai-je devenu au milieu de la tristesse et du
désespoir ?
Merci à ma famille et à tous ceux que je n'ai pas cités
Joachim
Merci aux journaux pleins de mauvaises nouvelles,
merci aux télés et radios débiles,
merci aux discours politiques manichéens,
ils m'ont fait comprendre que cela n'empêche pas le bonheur !
Maurice
Une odeur de menthe très puissante viendrait assaillir mes narines.
Un bruissement de feuilles, constant, assourdirait mes oreilles.
Autour de moi, je ne verrais que racines, branches, lianes à l'assaut des constructions humaines.
Et en levant les yeux, je m'apercevrais que même la lune serait devenue verte.
Juan-Carlos
Inscription à :
Articles (Atom)